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Ex libris dans le livre de Rébuffat

À partir de 1950, après l’Annapurna, je vis pendant douze ans à Paris, du moins en hiver. Nous habitons rue des Grands-Augustins, à deux pas de la Librairie des Alpes, rue de Seine, tenue par André Wahl. André connaît fort bien la moraine; sans s’être engagé dans de grandes ascensions, il a fait la plupart des courses classiques et, comme librairie il est parfaitement au courant de tous les livres, même les plus rares et des plus anciens; de même pour les gravures de montagne.

Devenu un ami, combien de fois m’a-t-il soit donné, soit vendu à un prix plus qu’amical, des ouvrages anciens, parce qu’il savait que j’étais aussi intéressé par l’aventure des pionniers que par les ascensions de 6e degré. Comme cela était déjà le cas dans Mont-Blanc Jardin féérique, bien des documents reproduits dans ce livre viennent de cette petite libraire sympathique.

La Librairie des Alpes est aussi un lieu de rencontres, j’y ai connu bien des grimpeurs du G.H.M. (Groupe de Haut Montagne), d’un ou deux générations avant la mienne. J’ai aussi connu Dalloz qui a écrit le plus beau poème sur la montagne, mais aussi Gaché et ses gais compagnons, toujours à la recherche d’idées nouvelles ou de souvenirs intéressants de son époque.

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